Test de produit : Sac de lavage GUPPYFRIEND™

Alors qu’il y a de plus en plus de conscientisation à propos du problème environnemental émergeant lié aux #microplastiques, il existe quelques solutions pour prévenir la propagation de ceux-ci dans l’environnement. Le sac de lavage GUPPYFRIEND™ est l’une d’entre elles.

J’avais suggéré à ma belle-maman de m’offrir un cadeau non matériel pour mon anniversaire. Puisque c’était hors de question, je lui ai donc proposé de m’acheter le sac en question. Merci Marlène pour ce cadeau !

Le lavage des vêtements en fibres synthétiques serait la plus grande source de microplastiques primaire (35%) dans l’océan. Il est donc important de se pencher sur le problème et trouver des solutions.

Vidéo – Comment filtrer les microplastiques de vos vêtements ? – 10:09

Comment ça marche ?

Le sac GUPPYFRIEND™ filtre les fibres qui se détachent des vêtements lors du lavage. C’est simple. On met ses vêtements dans le sac. On met le sac dans la machine à laver. Les fibres sont capturées, mais l’eau peut quand même circuler.

Les fibres #microplastiques sont alors prises au piège et on peut les mettre à la poubelle au lieu qu’elles soit transportés jusqu’à l’océan. Il semble qu’on ne fait que déplacer le problème des cours d’eau au site enfouissement. Par contre, l’idée est de limiter la propagation qui est beaucoup plus rapide et répandue par l’eau.

Des recherches de plusieurs sources différentes stipulent que le sac filtre plus de 90% des fibres qui se détachent du vêtement. Aussi, que l’utilisation du sac prévient le détachement des fibres.

Stop! Micro Waste est une organisation sans but lucratif fondé par la compagnie allemande d’articles de surf Langbrett. Je me souviens les avoir vus dans une capsule vidéo de «My Green Closet» il y a quelques années. L’organisme à pour but de sensibiliser la population aux (micro)plastiques dans l’océan tout en faisant de la recherche pour proposer des solutions concrêtes. Comme le sac de lavage GUPPYFRIEND™

Test de produit

Consommateur très sensibilisé (grâce à mon travail chez Respecterre), je n’ai pas beaucoup de vêtements en fibres synthétiques. Une veste de chanvre / polyester recyclé par ici, un t-shirt en coton bio / polyester recyclé par là. Malgré tout, j’ai pu trouver une dizaine de vêtements en fibres synthétiques en combinant ma garde-robe à celle de ma conjointe et de mon fils. Incluant quelques polaires («fleece») qui seraient les types de tissus qui perdent le plus de fibres.

Sac GUPPYFRIEND™ dimension 74 x 50 cm

J’ai tout mis dans le sac. Il était plus grand que je pensais. Ensuite, j’ai mis le sac dans la laveuse.

J’avais l’impression que les fibres allaient se rassembler à un seul endroit dans le sac. Après le lavage, j’ai mis quelque temps à comprendre qu’elles se trouvaient un peu partout à l’intérieur du sac.

Ce que l’on retrouve dans le sac après lavage est similaire (en quantité moindre) à ce que l’on enlève régulièrement du filtre de la sécheuse. Après avoir gratté l’intérieur du sac, j’ai pu «récolter» une petite boule de fibre d’environ 2cm de diamètre.

Fibres capturées par le sac

Je dois avouer que ça ne donne pas vraiment l’impression de faire une grande différence. Surtout que, lorsqu’on enlève la même chose du filtre de la sécheuse, il semble y en avoir cent fois plus. Néanmoins, l’idée est de prévenir ces #microplastiques de se propager dans l’eau. Chaque jour, plusieurs millions de lavages sont lancés. Ce petit tas de fibre devient rapidement une grosse montagne.

Jusqu’à maintenant, j’ai utilisé le sac une demi-douzaine de fois. Les quantités de fibres piégées varient un peu tout dépendant des vêtements qui se trouvent dans le sac.

Combattre le plastique par le plastique

Sans surprise, l’item est emballé dans une boîte de carton recyclable et vient avec un dépliant qui explique le problème #microplastique lié aux fibres synthétiques.

Il semble paradoxal que le sac lui-même soit fait de polyamide à 100% (fibre synthétique de plastique) alors que c’est exactement ce genre de #microplastiques qu’on essai de contenir hors de l’océan. Il est, malheureusement, nécessaire de combattre le plastique par le plastique. Cette fibre offre une performance technique supérieure: des trous assez fins pour retenir les fibres tout en laissant passer l’eau.


Fait de polyamide à 100% (sauf la fermeture éclair)

Le sac n’est pas fait de matériaux recyclés, mais il est recyclable. Guppyfriend encourage les gens à leur faire parvenir les sacs à la fin du cycle de vie pour qu’ils puissent en faire de nouveaux.

Le symbole de la mondialisation

À chaque fois que je vois les mots «Made in China» un à la suite de l’autre, je ne peux m’empêcher de me pincer les lèvres et ressentir un sentiment d’agacement. Je n’ai rien contre la Chine, mais cette appellation est devenue symbole de mondialisation et surconsommation.

Sur le site de patagonia.ca, on peut lire «Sewn in Portugal» sur la photo en arrière de la boîte. Peut-être que c’était le cas au début, puis la production a probablement été exportée en Chine par la suite. Petite déception de ce côté. Surtout que, sur le site de vente, il n’y a aucune mention du lieu de confection. J’aurais aimé savoir d’emblée pour faire un choix en connaissance de cause.

J’imagine que rien n’est parfait et qu’il faut choisir ses combats, mais je trouvais important d’en parler puisque cette information est obscure.

Bref

Somme toute, je suis satisfait. Le sac remplit bien sa mission et semble fournir une des meilleures solutions au problème en filtrant plus de 90% des #microplastiques .

Vous pouvez l’acheter directement de Guppyfriend ou chez Patagonia.ca
Le site canadien affiche l’item comme hors stock depuis quelques mois, vous pouvez essayer Patagonia.com

En espérant que cette critique vous aidera à faire un choix éclairé dans votre désir de faire un pas de plus pour l’environnement.

D’autres articles du genre à venir. Notamment sur la Cora Ball.


Écrit par Ugo Dutil :
J’ai grandi à l’écovillage Cité Écologique. J’aime bien ce mode de vie qui met en valeur les relations humaines, le développement personnel et durable. Je travaille avec Respecterre depuis 2013.
Le #chanvre, le minimalisme, le #slowfashion et la consommation responsable me passionnent.
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