C’est la semaine dernière que se déroulait la semaine de la Révolution de la ModeFASHION REVOLUTION WEEK» 23 au 29 avril) et le Jour de la Terre (22 avril). Dans cet esprit de commerce équitable et de développement durable, nous en profitons pour nous rappeler de bonnes habitudes à prendre pour consommer nos vêtements de façon responsable. Des gestes auxquels on ne pense pas toujours, mais qui peuvent faire une grande différence en fin de compte.

 


 

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1. Raccommoder

On l’oublie souvent, mais le meilleur achat est souvent celui qu’on ne fait pas. Si l’on utilise ses vêtements plus longtemps, on arrive à réduire sa consommation. Et la meilleure chose à faire pour l’environnement est, sans aucun doute, de diminuer la consommation. Si l’on fait l’effort de raccommoder soi-même ses vêtements ou de les faire réparer par une couturière, on donne une vie prolongée à ceux-ci. Ce qui enlève la nécessité d’acheter d’autres.


Prendre l’habitude de réparer nos vêtements peut paraître banale, mais ce sont les petits gestes qui font une grande différence. Surtout, cela apporte changement de mentalité qui nous mène à une autre perspective sur la nécessité de consommer. Même si, parfois, ce n’est qu’un prétexte pour continuer de porter nos vieux vêtements préférés :).

On peut aussi faire durer nos vêtements plus longtemps si l’on en prend soin lors du lavage. Laver à l’envers, éviter la sécheuse, etc.

 

2. Seconde main

Présentement, il y a beaucoup trop d’offre de vêtements de seconde main par rapport à la demande.  Il y a de plus en plus de dons, car plus de consommation. Les gens n’achètent plus usagé par nécessité parce que les prix du neuf sont presque équivalents. Les pays en voie de développement ne veulent plus de surplus de vieux vêtements. Il y en a juste trop.

Prendre l’habitude de donner une deuxième vie à un vêtement orphelin en achetant un vêtement de seconde main donne la possibilité de faire d’une pierre deux coups. D’une part, on réutilise un vêtement destiné à être envoyé dans un site d’enfouissement. D’autre part, on réduit la consommation de vêtement neuf et, par le fait même, l’offre de vêtements de seconde main.

 

3. Étiquette de composition

Emplacements de l’étiquette de composition

Selon la Loi sur l’étiquetage des textiles, tout produit textile doit être identifié à l’aide d’une étiquette d’information (souvent appelé étiquette de composition, ou étiquette de «compo»… pour les connaisseurs 🙂 ).

De ce fait, tous les produits textiles fabriqués au Canada ou importés doivent légalement être identifiés de cette façon.

La plupart du temps, cette étiquette se trouve à l’intérieur du vêtement. Soit dans une couture, au côté à l’intérieur du vêtement (1) ou bien au collet, dans le dos (2). On y retrouve de l’information très pertinente relative à la teneur (pourcentage) en fibres textiles, au pays où le produit a été confectionné et à l’entretien du vêtement. Aussi, s’il y une certification pour le produit, par exemple Oeko-tex 100, elle sera mentionnée sur l’étiquette en question ou sur une autre étiquette à proximité.

 

 

Prendre l’habitude de toujours regarder l’étiquette de composition est un «must» pour faire un choix éclairé.

 

 

 

 


 

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4. Connaître ses priorités

L’industrie du vêtement est complexe. Il y a différentes étapes, tant au niveau de la culture de la fibre, de la transformation de celle-ci, de la teinture du tissu, de l’assemblage des vêtements, où l’environnement ou les droits de l’homme (ou des animaux) peuvent être bafoués.

Avoir un vêtement 100% sans fibres synthétiques, certifié biologique, certifié équitable et teint naturellement est très rare. La plupart du temps, les compagnies qui créent et confectionnent des vêtements font des compromis pour arriver avec un prix final raisonnable. Il faut donc bien connaître nos priorités pour faire un choix aligné avec nos valeurs.

Si votre priorité se trouve à être les droits de l’homme, acheter équitable.

Vous voulez vivre zéro déchet (ou zéro plastique), achetez des vêtements en fibres naturelles (biodégradables) sans fibres synthétiques (ces dernières produisent une micropollution plastique lors du lavage).

Vous désirez contribuer à la réduction des insecticides et pesticides pour l’environnement et la santé, achetez des vêtements fait en coton certifié biologique ou autres fibres alternatives (chanvre, lin, tencel, viscose de bambou).

Pour le respect des droits des animaux, achetez «vegan».

Si vous êtes pour la préservation de l’eau, achetez des vêtements teints naturellement ou certifiés Oeko-tex 100.

5. S’informer continuellement

Comme discuté précédemment, l’industrie du vêtement est complexe. De ce fait, la production mondiale de la mode cause beaucoup de problèmes à différents niveaux:

  • Contamination microplastique des océans directement liée aux vêtements en fibres synthétiques.
  • Utilisation dangereuse d’insecticides et pesticides pour cultiver le coton.
  • Contamination des cours d’eau par les usines de teinture.
  • Produits toxiques dans les vêtements : NPEs, PFCs, métaux lourds, phtalates, etc.
  • Violation des droits de l’homme par les manufacturiers dans les pays en développement.

Il y a beaucoup à apprendre sur ces sujets. Prendre l’habitude de s’informer, de faire des recherches et de trouver différentes sources d’information font de nous un consommateur bien informé et responsable.


 

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À propos de l’auteur Ugo Dutil : Ayant grandi à l’écovillage «la Cité Écologique» de 1 à 11 ans, j’ai décidé d’y retourner à 25 ans. J’aime bien ce mode de vie qui nous permet de prioriser les relations humaines face aux possessions matérielles. Je travaille avec Respecterre depuis 2013. La simplicité volontaire et la consommation responsable, surtout dans le domaine textile, me passionnent.